Un périple au cœur des paysages sénégalais L’aventure commence aux premières lueurs du jour, face au Green mangrove, au bord de la lagune de la Somone, où le campement s’est érigé en point de départ. Autour, l’air est encore frais, chargé de promesses d’exploration et de découvertes. Les premiers pas du raid, sur trois kilomètres, mènent doucement les marcheurs vers la lagune de la Somone. Cette étendue paisible, à la beauté saisissante, accompagne la progression jusqu’au sixième kilomètre, enveloppant le groupe de ses reflets changeants et de son atmosphère singulière.À partir de là, le chemin s’oriente vers l’intérieur des terres. Il faut traverser l’autoroute grâce à un sous-passage, une brève incursion dans la modernité avant de retrouver la tranquillité de la nature en bordure de la rivière de la Somone. La première balise de point de contrôle ravitaillement (PCR) attend au kilomètre 12,7, promesse d’une pause bien méritée et d’un réconfort salutaire. Après cette halte, le cap est mis à l’ouest. Le parcours traverse alors les villages de Hazabe et de Kiniabour, offrant aux marcheurs un aperçu du quotidien local et un souffle de vie authentique. À la sortie de Kiniabour, la topographie se transforme : la langueur du plat laisse place à la montée progressive vers la réserve naturelle de Popenguine. Quelques centaines de mètres le long de la route suffisent à atteindre la lisière de la réserve, que l’on longe sur deux kilomètres, plongé dans une végétation dense et ponctuée de buissons où l’attention et la vigilance deviennent essentielles pour suivre la trace. Le point culminant de cette aventure survient au kilomètre 26, à 79 mètres d’altitude. De là, une descente abrupte attend les randonneurs, exigeant maîtrise et prudence jusqu’au PCR numéro 8. Là, une pause régénératrice s’impose, le temps de refaire le plein d’énergie et de réapprovisionner les réserves avant d’attaquer la fameuse montée des falaises. Mais il ne faut pas croire qu’après ces falaises, les difficultés sont derrière soi. Après avoir contourné le village de Guereo, quatre kilomètres de collines se dressent encore, jalonnant la frontière de la réserve, alternant montées et descentes qui mettent à l’épreuve la détermination de chacun. C’est à la PCR 9 que la délivrance se fait vraiment sentir : à partir de là, une ultime montée précède la longue descente vers la lagune. Enfin, au kilomètre 36, la lagune de la Somone réapparaît, véritable récompense pour tous les efforts consentis. Les huit derniers kilomètres serpentent paisiblement, guidant les marcheurs vers la ligne d’arrivée, où se boucle ce périple d’exception, riche de paysages contrastés, d’émotions partagées et de souvenirs indélébiles. Le Raid des Baobabs exige une préparation rigoureuse et une stratégie bien pensée. Les participants doivent s’habituer aux longues distances et aux terrains variés. Une préparation physique minutieuse est essentielle, avec un accent sur l’endurance, la force et la vitesse. Il est recommandé d’incorporer des séances d’entraînement en montée et en descente pour se préparer aux dénivelés du parcours. En cas de forte chaleur, ce qui est probable au mois d’avril, ne pas hésiter à s’arrêter et se mettre à l’ombre pour faire baisser la température corporelle.